Immagini della pagina
PDF
ePub

S. V.

I.

et facile pour discerner la véri- juxta methodum scholasticam table religion chrétienne d'avec adornatus , à Paris , chez Desles fausses, imprimé à Paris chez prez, 1758. ) Bordelet en 1743; la Religion chrétienne démontrée par la résurrection de Jésus-Christ, par De la religion catholique aposM. Ditton ; le Traité de la véri

tolique et romaine. table religion, contre les athées,

Il ne suffit

pas

d'être chréles déistes, les payens, les Juifs, tien pour être sauvé. Les ariens, les maliométans et toutes les les sabelliens , les nestoriens , fausses religions , à Paris, chez tous les hérétiques, soit anciens Hippolyte-Louis Guérin 1937, soit nouveaux , faisaient ou font 5 vol.in-12; l'Exposition abrégée encore profession du christiades preuves historiques de la re- nisme, et cependantils n'étaient ligion, par M. Beauzée ; l'Idée pas, ou ils ne sont pas encore de la vérité et de la grandeur de dans la véritable religion nécesla religion , démontrée par des saire au salut, parce que parmi preuves claires et à la portée de toutes les sociétés qui professent tout le monde, par M. l'abbé de le christianisme , il n'y en a C. D. P. docteur de Sorbonne, qu'une seule qui soit véritable, à Paris, chez Hérissant fils, 1950, et elle est seule véritable, parce in-12 ; les 2 derniers volumes qu'elle a seule de son côté la du Spectacle de la nature , par révélation divine; Dieu ne pouM. Pluche , où il expose les vant avoir révélédes dogmes conpreuves de la vérité de la reli- tradictoirement opposés, tels, gion chrétienne, qui ont précédé par exemple, que la trinité et l'établissement de l'Évangile, et l'unité des personnes divines , celles que

l'on tire des circons- l'éternité et la non éternité des tances qui ont accompagné ou peines de l'enser, etc., il n'y a suivi la prédication des apôtres; donc parconséquent qu'une seule la Religion révélée , défendue société chrétienne qui soit véricontre les ennemis qui l'ont at- table et suffisante pour le salut. taquée , par le père le Balleur, Il est donc nécessaire , après Cordelier, à Paris, chez Michel avoir établi la vérité de la reliLambert ..... La Religion na- gion chrétienne en général, de turelle et révélée, etc.,ou Disser- montrer aussi qu'elle est parmi tations philosophiques, théolo- toutes les branches ou les 'sogiques et critiques contre les ciétés de cette religion, si diviincrédules; les Preuves de la re sées et si différentes dans leurs ligion de Jésus-Christ, par M. dogmes , celle qui est la seule l'abbé François , à Paris , chez véritable , et qui a de son côté la veuve Etienne et fils, et Jean la révélation divine. Hérissant, 1751 ; le livre inti 2. Puisque Dieu à revélé aux tulé : Tractatus de religione hommes une religion seule vé

ritable et nécessaire pour le de Dieu donna lui-même. Le salat, c'est un principe incon- Décalogue, avec tout ce qu'il y testable, qu'il l'a rendue si visible avait d'essentiel dans la loi des et si éclatante, qu'elle l'emporte Juils, a été transmis par Jésussur toutes les autres par des Christ et ses apôtres à la religion marques certaines qui fassent romaine. Toutes les autres secconnaître aux hommes, qu'elle tes chrétiennes n'ont paru qu'aest divine et qu'elle a Dieu inème près l'établissement de la religion pour auteur. Sans cela , les romaine, et ne se sont établies hommes seraient excusables de que par les cabales et les sédia ne point professer une religion tions. qui n'aurait pas des caractères La perpetuité et l'invariabilité certains et distinctifs de vérité,

de la religion romaine. ou , s'ils étaient coupables, leur crimne retomberait sur Dieu La religion romaine subsiste même, qui les aurait laissés dans depuis Jésus-Christ, par une sucl'erreur sans moyens pour en cession perpétuelle et invariable sortir. La Providence leur aurait de souverains pontifes et d'évèmanqué dans le point le plus ques , tandis que les autres sectes capital et le plus essentiel. Elle sont toutes tombées, et qu'il y a donc pourvu en donnant à ne reste que le seul nom de plula seule religion véritable des sieurs d'entre elles qui avaient caractères lumineux et certains, fait tant de bruit dans le monde. qui la distinguent de toutes les D'ailleurs toutes les autres sectes autres, qui différent d'elle en sont sorties de la religion robeaucoup d'articles essentiels ; maine par des divorces scandaet ces caractères sont: l'antiquité, leux, au lieu que cette religion la perpétuité et l'invariabilité, romaine n'est sortie d'aucune la fermeté, l'unité et l'indivisi- autre, parce qu'elle n'a point bilité de créance, la sainteté, d'autre origine que Jésus-Christ, la visibilité, l'universalité et la- son fondateur. postolicité.

La fermelé de la religion roAntiquité de la religion romaine.

maine. La religion romaine est la Les puissances du monde et plus ancienne religion du monde, de l'enfer se sont liguées contre et elle ne l'est pas moins que le la religion romaine , pour l'émonde même , puisqu'elle fait touffer dans son berceau. Des profession de croire et d'obser- hérétiques nombreus, redoulaver la loi naturelle , réparée d'a. bles, soutenus de plusieurs soubord et rétablie par la loi que verains, ont employé le fer et le Dieu donna aux Juifs par le mi- seu pour l'éteindre dans la suite nistère de Moïse , ct perfection- des temps; Roine a été saccagée; née depuis par celle que le Fils beaucoup de papes ont été, ou

[ocr errors]

chassés ou massacrés; des schis- morale de Jésus-Christ, la pureté mes domestiques ont déchiré le des moeurs, l'exercicedes vertus sein de l'Église , qui cependant les plus sublimes, l'humilité, est toujours demeurée inébran- la douceur , la patience , la lable. Quel miracle de fermeté! charité, la pénitence , l'obéis

sance aux puissances légitimes L'unité et l'indivisibilité de

etc. Les autres sectes donnent créance de la religion romaine.

beaucoup à la chair et au sang, 10. La religion romaine a au libertinage de l'esprit , à la toujours cru tous les articles ré. corruption du coeur ; elles revélés. 2o. Elle n'a jamais varié tranchent les austérités, les absdans ses professions et ses for- tinences , les jeûnes ; les sacremules de foi. 3o. Elle a une mens les plus pénibles , les conrègle sûre et infaillible pour seils évangéliques, etc. Elles conserver son unité. 4°. Elle a inspirent le mépris des supétoujours retranché de sa com- rieurs légitimes, l'esprit de rémunion tous ceux qui ont al- volte, de sédition, etc. Quant téré un seul article de foi.

aux autres caractères de la reliToutes les autres sectes n'ontja- gion romaine , tels que la visi mais eu cette unité. Elles ont cru bilité, l'universalité, l'apostocertains articles dans un temps, licité, etc. Voyez EGLISE, S. 6, qu'elles ne croyaient pas dans un 7. 8. Finissons par deux parallèautre,augmentant ou diminuant les, l'un de l'Église romaine d'à les points de leur foi selon leurs présent avec la primitive; l'au. intérêts. Aujourd'hui une for- tre des hérétiques d'aujourd'hui mule, demain une autre. Qu'on avec les anciens. lise l'Histoire des variations Parallele de l'Eglise romaine écrite par M. Bossuet, et l'on sera

d'à présent avec la primitive. convaincu de cette bizarre diversité des sentimens des héré 1. L’Église romaine se nomme tiques sur les points essentiels aujourd'hui , comme autrefois, de leur créance; mais on n'en l'Église catholique , non-seuledevra pasêtre surpris , puisqu'ils ment par les siens , mais encore n'ont point de règle sûre de par ses ennemis, en sorte , dit l'unité, ayant abandonné les saint Augustin (Aug. de verá décisions des conciles et du saint. relig. c. 7), que si un étranger siège, qui sont les règles sûres demande à un hérétique où est de la religion romaine pour con- l'Église des catholiques , il lui server l'unité de sa foi.

montrera nos églises, et non Sainteté de la religion romaine. pas ses temples.

2. L'Église romaine d'aujourLa religion romaine ordonne d'hui est la même que la primila pratique la plus exacte des tive dans la succession contipréceptes de l'Évangile et de la puelle de ses pastcurs depuis

saint Pierrejusqu'à Clémentxm, de Calvin ; comme les ariens, heureusement régnant, qui re- celui d'Arius; les nestoriens, celui connaît tous ses prédécesseurs de Nestorius, etc. pour légitimes vicaires de Jésus 2. Les bérétiques modernes, Christ.

comme les anciens, ont quitté: 3. Elle est la forme sensible le sein de l'Église romaine, leur du gouvernement, selon la- mère ; ils ont méprisé son auquelle aujourd'hui comme au torité, aussi bien que celle des trefois, les fidèles sont soumis conciles; les ont noircis d'inaux curés, aux évêques; les évê- jures et de calomnies ; ont crié à ques aux métropolitains , les l'Ecriture et à la pure parole de métropolitains aux patriarches, Dieu , qu'ils ont altérée et coret les patriarches au souverain rompue , en

rompue , en l'interprétant selon pontise , chef de toute l'Église. leur esprit et leur sens particu

4. Elle est la même dans la Tier. distinction et la forme extérieure 3. Ils ont fait des conventides ordres ou des états duchris- cules obscurs et séditieux, dont tianisme, des laïques, des clercs, les pasteurs ne succèdent à perdes religieux et des moines ; sonne ; ils se sont érigés eurdans sa forme judiciaire , dans mêmes en pasteurs , de leur les rits essentiels qui regardent propre autorité; et sans mission la célébration de la messe

légitime, ni ordinaire ni extral'administration des sacremens,

ordinaire , ils se sont divisés en la dédicace des basiliques , la cent sectes et cent factions difféconsécration des autels, l'ob rentes et essentiellement conservation des jeûnes et des fêtes traires les unes aux autres, des saints, etc.

principes , sans règles sùres et 5. Elle est la même dans son infaillibles pour se fixer et s'acesprit de sainteté, de charité et corder. de zèle, qui la porte aujourd'hui

4. Sans jamais aller droit au comme autrefois , à envoyer point capital et décisif, ils ne tant de servenś missionnaires s'atlachent qu'à des minuties, annoncer l'Évangile aux nations à de misérables diflicultés cent barbares , à travers les dangers fois pulverisées , à de pitoyables et aux dépens de leur vie. chicanes, à des sophismes capParallele des hérétiques d'an

lieux pour amuser leurs peuples

crédules et séduits. jourd'hui avec les anciens.

5. Ils ont retranché toutes les 1. Les hérétiques modernes , mortifications, les jeûnes , les comme les anciens , ont quitté abstinences, le célibat, les conle nom de catholiques pour seils évangéliques, la confession prendre celui des auteurs de sacramentelle; favorisé toutes leurs sectes ; les luthériens, celui les passions ; autorisé tous les de Luther; et les calvinistes,celui vices, jusqu'à soutenircomme un

[ocr errors]

dogme, que nul péché n'est im une chose sainte et vertueuse, puté à ceux qui ont la foi , et que de rendre à Dieu l'honneur, qu'un homme qui a la foi, de le respect et le culte qui lui sont quelque crime qu'il soit coupa- dus à cause de son souverain ble , est aussi assuré de son salut domaine, et de l'excellence de que Jésus - Christ lui-même : ses perfections? C'est l'office de Nobis securè spondere audemus la religion. C'est donc une vervitam æternam esse nostram , tu morale, et non pas une vertu nec regnum cælorum posse nobis théologale, parce qu'elle n'a magis excidere quàm ipsi chris- point Dieu pour objet imméto. ( Calvin. lib. 4, instit.) diat, mais seulement le culte de

Toutes les sectes chrétiennes, Dieu, ou les actes par lesquels différentes de l'Eglise romaine, on rend à Dieu l'honneur qui ont donc les mêmes défauts et lui est dû. La religion ne se raples mêmes marques de fausseté, porte à Dieu que d'une façon sans en avoir aucune de vérité. médiate et éloignée, savoir, par L'Église romaine au contraire a le moyen du culte qu'on lui toutes les marques de vérité, rend, et dont elle règle les desans en avoir aucune de fausse- voirs. Il faut considérer deux té. Toutes les sectes chrétiennes, choses dans la religion, dit saint différentes de l'Église romaine, Thomas ( S. Thom. 2. 2. q.81. sont donc fausses, et il faut les a. 5. in corp.), le culte que rejeter. L'Église romaine est l'on rend, et celui à qui on le donc la seule véritable, et l'on rend. Le culte rendu ; voilà la doit absolument s'y attacher si matière ou l'objet immédiat de l'on veut être sauvé.

la religion. Celui à qui on rend S. VI.

ce calte; voilà l'objet médiat et

éloigné de la religion, et la difDe la religion comme vertu

férence qu'il y a entre elle et les morale.

vertus théologales, qui ont La religion, comme vertu mo Dieu pour objet immédiat. La rale, est cette sorte de vertu par foi est une vertu théologale , laquelle on rend à Dieu le culte parce que par elle nous croyons qui lui est dû, et aux choses en Dieu ; l'espérance en est une, saintes, le culte qui leur est dû parce que par elle nous espérons aussi par rapport à Dieu, le en Dieu; la charité en est une , souverain Seigneur de toutes parce que par elle nous aimons choses, et l'Être par excellence. Dieu, qui est par conséquent

1°. La religion est une vertu, l'objet immédiat de ces trois parce que c'est une habitude li- vertus; mais la religion ne nous bre et volontaire qui rend bon élève à Dieu que pár

le

moyen celui qui la possède, et qui fait des bonnes cuvres qu'elle nous que ses actions sont bonnes. prescrit pour l'honorer, telles que Qui peut douter que ce ne soit l'adoration, la prière, les væux,

« IndietroContinua »