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pour associé dans ses observations astro-rent le nom de Cathares, c'est-à-dire, nomiques le cél. Copernic.

NOVARA (Nestor-Denys), de l'ordre des frères mineurs, a publié un Vocabulaire latin, Milan, 1483; il fut suivi de plusieurs autres éditions.

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NOVARINI (Louis), théatin de Vérone, m. en 1650, à 56 ans exerca les premiers emplois de son ordre. Ses princip. ouvr. sont: Des Commentaires sur les quatre Evangiles et sur les Actes des apôtres, 4 vol. in-fol.; Electa Sacra, 6 vol. in-fol.; Adagia sanctorum Patrum, etc. > 2 vol. in-fol.; Calamita de' cuori, Verone, 1647, in-16. C'est sous ce titre singulier qu'il a écrit la Vie de Jésus-Christ dans le sein de la sainte Vierge. Paradiso di Betelemme, Vérone, 1646, in-16. C'est la vie de Jésus-Christ dans la crêche.

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NOVARIO (Jean-Marie), juriscons. de Lucanie, dans le 17 s., et auditeur provincial, a publié : Collectanea et utilia cum priscarum tum neotericarum impressarum et non impressarum totius universi orbis decisionum reportata; Tractatus de in solutum bonorum datione, etc.; Singularium et practicabilium postremi recentiorisque juris canonici decisarum conclusionum opusculum primum; Tractatus de miserabilium personarum privilegiis.

NOVAT, Novatus, prêtre de l'église de Carthage, au 3 s., se joignit au diacre Félicissime contre saint Cyprien, et prétendit avec lui qu'on devait recevoir les laps à la communion sans aucune pénitence. Il alla à Rome en 251, s'unit avec Novatien et embrassa l'opinion de celui-ci, opposée à celle qu'il avait soutenue en Afrique.

et

NOVATIEN, prêtre ambitieux, qui s'était acquis une grande réputation par son éloquence, et qui murmurait de ce qu'on ne l'avait pas mis sur le siége de Rome plutôt que le pape Corneille, et qui publia des calomnies contre ce pape. S'étant uni avec Novat, ils firent venir trois évêques simples et ignorans; et les ayant fait boire, il les obligèrent d'ordonner Novatien év. de Rome. Cette ordination irrégulière produisit un schisme funeste, qui dégénéra en hérésie; car Novatien soutint que l'Eglise n'avait pas le pouvoir de recevoir à la communion ceux qui étaient tombés dans l'idolâtrie, et se sépara de Corneille. La sévérité de Novatien à l'égard de ceux qui étaient tombés dans l'idolâtrie était en usage; ainsi il ne faut pas s'étonner de ce qu'il trouva des partisans, Les novatiens pri

purs; ils avaient un grand mépris pour les catholiques, et lorsque quelqu'un d'eux embrassait leur sentiment, ils le rebaptisaient. On lui attribue le Traité de la Trinité, et le Livre des viandes juives, qui sont parmi les Euvres de Tertullien, et une Lettre, qu'on trouve parmi celles de saint Cyprien. C'est lui et non pas Novat qui a donné son nom aux hérétiques appelés novatiens..... Jackson a publié à Londres en 1728, in-40, une édition de tous les Ouvrages de Novatien.

NOUE (François de la ), surnommé Bras-de fer, gentilh. breton, né en 1531, d'une maison ancienne, porta les armes dès son enfance, et se signala d'abord en Italie. De retour en France, il embrassa le parti des calvinistes, auxquels il rendit les plus grands services. Ce héros prit Orléans sur les catholiques en 1567, conduisit l'arrière-garde à la bat. de Jarnac en 1569, et se rendit maître de Fontenay, d'Oléron, de Marennes, de Soubise et de Brouage. Ce fut à la prise de Fontenay qu'il recut au bras gauche un coup qui lui brisa l'os. On le lui coupa à La Rochelle, et on lui en fit un mécanique en fer, dont il se servait très-bien pour manier la bride de son cheval. Sa valeur et sa vertu n'éclatèrent pas moins en 1578. Il passa au service des Etats-généraux dans les PaysBas, fit prisonnier le comte d'Egmont à la prise de Ninove; il fat fait prisonnier en 1580, et n'obtint sa liberté que cinq ans après. La Noue continua de servir avec gloire sous Henri IV, qui avait une affection particulière pour lui; il fut blessé au siége de Lamballe en 1591, d'un coup d'arquebase à la tête, dont il m. quelques jours après. Il laissa des Discours politiques et militaires, imprimés à Bâle par les soins de DufresneCanaye, 1587, in-4°. Amirault, ministre protest., a écrit sa Vie, Leyde, 1661, in-4°.

NOUE (ODET de la), fils aîné du précéd., fut employé avec distinction au service de Henri IV, qui l'aimait beaucoup. Ce brave officier m. vers 1618. Il est aut. de plus. ouv., dont : Paradoxes, que les adversités sont plus nésessaires que les prospérités, et qu'entre toutes, l'état d'une étroite prison est le plus doux et le plus profitable, ouvrage en vers, La Rochelle, 1588, in-8°; Vive description de la tyrannie et des tyrans, avec les moyens de se garantir de leur joug, Reims, 1577, in-16;

Poésies chrétiennes, Genève, 1594, I de mathém., et fabriqua d'excellentes lu

in-8°, etc.

NOUE (Stanislas-Louis DE VERO de la), comte de Vair, de la même famille que les précéd., né au château de Nazelles près Chinon, en 1729. Entré dès l'âge de douze ans au service, il se signala dans nombre d'actions de la guerre de 1741, et continna de se distinguer dans celle de 1756. Il fut tué à l'affaire de Saxenhausen en 1760. On a de lui; Nouvelles constitutions militaires, avec une tactique adaptée à leurs principes, gr. in-8°, Francfort (Paris), 1760, avec 20 planches. Sa Vie a été écrite par le vicomte de Toustain, Rennes, 1782, in-8°.

NOUE (Denys de la), imprim. de Paris, renommé par son savoir, publia un grand nombre de belles éditions, parmi lesquelles on distingue la Somme de saint Thomas, et une Concordance de la Bible, publ. en 1635, qui est recherchée. Il m. en 1650.

nettes, appelées longue-vues.

NOVERRE (Jean-George), ancien chev. de l'ordre de Christ, fils de Louis Noverre, adjudant de Charles XII, né à Paris en 1727, m. à Saint-Germainen-Laye, en 1810, s'illustra comme chérographe sur les principaux théâtres de l'Europe. Il a comp. un gr. nomb. de ballets pour l'opéra. Noverre s'est fait aussi une réputat. dans le monde littéraire par ses Lettres sur les arts imitateurs, et sur la danse en particulier, Paris, 1807, 2 vol. in-8°.

NOVIOMAGUS (Jean), dont le nom de famille était Bronchorst, né à Nimégue vers l'an 1494, enseigna la philos. à Cologne, et fut ensuite rect. de l'école de Deventer, où il embrassa les nouvelles opinions. Il m. à Cologne en 1570. On a de lui: Sancti Dyonisi Areopogita Martyrium latinè versum; Bede presbyteri opuscula, Cologne, 1537, in-fol. C'est un recueil de tous les ouvr. du vénérable Bède sur la physique, sur le calendrier, et sur la chronologic, continuée jusqu'à l'année 1531; De numeris libri duo, quorum prior logisticen et veterum numerandi consuetudinem, posterior theoremata numerorum complectilatine de la géographie de Ptolomée, Cotur, Parisiis, 1539, in-4°; Une Traduct. logne, 1540.

NOUE (N. la), fameux financier sur la fin du 17o s., dont le faste et les dépenses excessives effaçaient les plus grands seigneurs du royaume. Les malversations de La Noue le firent condamner, en 1705, à 9 ans de galères. NOUE (Jean-Baptiste SAUVE de la), né à Meaux en 1701. Entraîné par son goût pour le théâtre, il se fit comédien au sortir du college, et débuta à Lyonin à Angers sa patrie, où il m. en 1709, NOULIS (Nic. Petrineau des), échepar les premiers rôles à l'âge de vingt ans. Après avoir joué à Rouen et à Lille, il vint à Paris, et débuta à Fontainebleau, le 14 mai 1752, par le comte d'Essex. Il était à la fois auteur et acteur; la cour le chargea d'un Divertissement pour le mariage du dauphin. La Noue fit Zélisca, qui lui valut la place de répétiteur des spectacles des petits appartemens. La mort l'enleva en 1761. Les OEuvr, de théâtre de La Noue ont été publ. à Paris, 1765, in-12.

NOVELLI (François), de Rome, vivait dans le 16e s. On a de lui un livre intit. De urbis Florentiæ ac Medicea familiæ nobilitate commentarius, Romæ, 1604, in-4°, réimprimé en 1604, par ordre d'Alberic Cibo, prince de Massa et de Carrare. La bibliothèque de Lanrent de Médicis conservait le m.ss. d'un autre Ouvrage de Novelli.

NOVELLİ ( Antoine), sculpteur et mécan, en Toscane, mort en 1661 apprit le dessin aux écoles de Gérard Silvani et d'Ubaldini. Il fit à Rome le portrait en marbre du card de Médicis. Il inventa des machines, des instrumens

est counu par une Histoire des rois de Sicile et de Naples de la maison d'Anjou, Paris, 1707, in-4°.

NOULLEAU (Jean-Bapt.), né à St.-. Brieuc en 1604, de parens distingués dans la magistrature, entra dans la congrégat. de l'Oratoire, et devint archid. de St.-Brienc en 1639, pnis théologak en 1640. Il prêcha avec applaudisseruent à St.-Malo, à Paris, et dans plus. autres villes. Son zèle imprudent l'ayant engagé dans de fausses démarches, La Barde son évêque, l'interdit de toutes fonctions ecclésiastiques dans son diocèse. On a de lui: Politique chrétienne et ecclésiasti que, pour chacun de tous messieurs de l'assemblée générale du clergé, en 1665 et 1666, vol. in-12; L'Esprit du christianisme dans le sacrifice de la Messe, in-12; Traité de l'extinction des procès, in-12; De l'usage canonique des liens de l'Eglise, in-12; Diverses pièces latines et françaises, sur les libertés de l'Eglise gallicane, Paris, 1665, et 1666, in-4°.

NOURRISSON (Guill.), né à Am

bert en Auvergne, vint se fixer à Lyon, où il acquit une grande réputation en horlogerie. Il y repara la célèbre horloge de Lippius, et y ajouta plusieurs pièces de son invention.

NOURRY (dom Nic. le), né à Dieppe en 1647, bénéd. de la congrégat. de St.Maur, m. à Paris en 1724. L'édition des Euvres de Cassiodore est le fruit de son travail et de celui de dom Garet son confrère. Nourry travailla avec dom Jean du Chesne et dom Julien Beltaise à l'édition des Euvres de saint 'Ambroise, qu'il continua avec dom Jacques Friches. On a de lui 2 vol. sous le titre d'Apparatus ad Bibliothecam Patrum, Parisiis, 1703 et 1715, in-fol. Le premier vol. est rare, et le second plus commun: on les a joints à la Biblioth. des Pères de Marguerin de, La Bigne, Lyon, 1677, 27 vol. in-fol., et avec l'Index de Siméon de Ste.-Croix, Gênes, 1707, in-fol. Le tout forme 30 vol. Il y en a qui y joignent Bibliotheca Patrum primitivæ Ecclesiæ, Lyon, 1680, in-f. On a encore de lui une Dissertation sur le Traité De mortibus persecutorum, Paris, 1710, in-8°. Il prétend, mal-àpropos, que ce Traité n'est point de Lactance, mais de Lucius Cæcilius.

NOUSHIRVAN, roi de Perse, qui m., dit-on, en 579, fut célèbre par ses vertus et sa sage administration. Sande rapporte de lui plus. traits admirables, et sur-tout de sages instructions à son fils, que l'abbé Fourmont nous a données, trad. d'un m ss. turc.

NOUVELET (Claude-Etienne), natif de Falloyre en Savoie, bénéd., se signala parmi les prédicat. de la Ligue. Son nom mérite sur-tout d'être livré à l'exécration de la postérité pour son Hymne triomphale au roi, sur l'équitable justice que S. M. fit des rebelles la veille et le jour de la saint Loys, 1572.

NOUVELLON (Nic. l'Héritier), né dans la Normandie, m. à Paris, en 1681, fut d'abord mousquetaire et officier aux gardes françaises, ensuite historiogr. du roi, et exerça la charge de trésorier. On a de lui: Amphitryon ou Hercule furieux, trag. en 5 actes, en vers, impr. à Paris en 1639, in-4°; Le grand Clovis, premier roi chrétien, tragi-coméd., Paris, 1655, etc.

NOWEL (Alexandre), né à Réad, au comté de Lancaster, successivement maître d'école et chanoine à Westminster, doyen de St.-Paul, sous le règne d'Elizabeth, a ecrit plus. ouvrages contre l'Eglise romaine, et est aut. de deux

Catéchismes, dont l'un, polyglotte, est en latin, en grec et en hébreu. Il mouru t en 1602.

NOY (William), procur. gén. sous le règne de Charles Ier, né à St. Burian, dans le comté de Cornouailles, excellent jurisc., se montra l'un des plus ardens adversaires de la prérogative royale. La cour se l'attacha en 1631, en le nommant procureur-général, et le parti populaire regretta d'autant plus sa défection, qu'il était fort habile. Il m. en 1634. On a de lui: Traité des principes et des maximes des lois d'Angleterre, 1641, in-4o, réimpr. ensuite in-8° et in-12; Le parfait notaire, 1635, in-4°; Rapports sous la reine Elizabeth, le roi Jacques, et sous Charles Ier, 1656, in fol.; Le parfait jurisconsulte, etc, 1661, in-8°.

NOYER (Anne-Marguerite PETIT femme du), née à Nîmes vers l'an 1663, était de la famille du Père Cotton, confesseur de Henri IV; elle abjura le protestantisme et épousa du Noyer, gentilh. de beauc. d'esprit. Quoiqu'elle ne se piquât pas d'une fidélité conjugale bien scrupuleuse, elle était extrêmement jalouse. Cette passion, jointe à son penchant pour le calvinisme, mit la désunion dans leur ménage; Mad. du Noyer passa en Hollande avec ses deux filles, pour prof. plus librement la religion qu'elle avait quittée. Sa plume fut une ressource dans ce pays de liberté. Elle écrivit des Lettres historiques d'une dame de Paris à une dame de province, en 5 vol. in-12. Les dernières éditions depuis celle de Londres 1757 sont en 9 petits vol. in-12, parce qu'on y a ajouté les Mémoires de Mad. du Noyer et une suite à ses Lettres. Elle m. en 1720.

NOYERS (Hugues de), év. d'Auxerre en 1183, eut avec Pierre de Courtenai comte d'Auxerre, des démêlés qui le portèrent à l'excommunier. Le conite, pour s'en venger, chassa tous les ecclésiast. de l'église cathéd. L'excommunicat., qui dura assez longtems, fut enfin levée, à condition que le comte déterrerait un enfant qu'il avait enterré dans une salle de l'évêché, et que, pieds nus et en chemise, il l'apporterait dans le cimetière; ce qui fut exécuté à la vue de tout le peuple. Hugues m. en 1206.

NOYERS (Milès de), arrière-petitneveu du précéd., fait bouteillier de France, en 1302, par Philippe-le-Bel, auquel il rendit de grands services. Il se démit de cet état pour être porte-oriflamme, et en cette qualité il se trouva, Pan 1328, à la bat. de Cassel. 1 fu

nommé exécuteur du testament de Louis | Hutin, et m. en 1350.

NOYES (Jacques), l'un des premiers ministres de Newburg (Massachussetts), né en 1608, au Wiltshire en Angleterre, m. en 1656. On a de lui: Le Temple mesuré, ou Coup-d'œil sur le temple mystique qui est la véritable église du Christ, 1647, in-4o, ibid., 1797, etc.

Noyes (Nicolas), son neveu, né à Newbury, en 1647, m. à Salem, en 1717, a laissé des Sermons, et un Poëme sur la mort de Joseph Green, du village de Salem, 1715.

NOZZOLINI (Ptolomée), né d'une famille noble de Pise, en 1569, cultiva les b.-lett. qu'il professa pendant trente ans environ, et m. à 74 ans. On a de lui les poëmes suiv.: Il verme da seta; Il martirio di S. Cristina; L'Adorazione de' Magi; La Risurrezione di Lazaro; Sardegna ricuperata.

NOZZOLONI (Annibal), Florentin, vivait dans le 16e s. Il a trad. en vers libres l'Enlèvement de Proserpine, par Claudien. Il a laissé quelques pièces de

Poésies.

:

NUADO (Antoine), de Cagliari en Sardaigne, prof. de logique à Trévise vers la fin du 16 s. et au commenc. du suiv., a donné Orazione nell' entrata di Giambatista Zeno podestà e capitano meritissimo di Trevigi, etc., Trevigi, 1603, in-4°; Oratio funebris in exequiis funestis Justi Gauri Tarvisii præstantissimi rectoris, etc., Tarvisii, 1602, in-4°.

NUCCI (Avanzino), cél. peintre, de Castello dans l'Ombrie, fit une étude particulière des bas-reliefs, des statues et des peintures romaines. On voit plus. Morceaux de Nucci dans les principales églises de Rome. Il mourut en 1629, âgé de ans. 27

NUCK (Ant.), méd., m. vers l'an 1692, exerca d'abord la méd. à la Haye et ensuite à Leyde, où il professa l'anatomie et la chirurgie, et fut président du college des chirurgiens. Ses ouv. sont: De vasis aquosis oculi, Leida, 1685; De ductu salivali novo, salivá, ductibus aquosis et humore aqueó oculorum, Lugd. Batav. 1686, in-12; ibid,, 1690, 1695, in-8°, sous le titre de Sialographia et ductuum aquosorum anatome nova; Adenographia curiosa et uteri fæminei anatome nova, cum epistola ad amicum de inventis novis, ibid., 1692, 1696, in-8°, avee la dissertation, De motu bilis circulari, par Maurice Van Revershost, ibid., 1723

in-8°; Operationes et experimenta chirurgica, Lugd. Batav., 1692, in-8°; ibid., 1696, 1714, 1733, in-8°, lenæ, 1698, in-8°.

NUCULA (Horace), de Terni, écrivit en latin, en 5 livres, l'Histoire de la guerre de Charles - Quint en Afrique, Rome, 1552. Cette histoire est estimée. Nucula est compté au nombre des meill. histor. du 16e s.

NUESSARIUS ou A NOVA AQUILA main, né dans le duché de Juliers, pré(Herman), comte du saint empire rovôt de l'église métropolit. de Cologne et de la collégiale d'Aix-la-Chapelle, fut envoyé par Charles d'Autriche, roi d'Espagne, pour solliciter la couronne impériale auprès des princes d'Allemagne et m. en 1530, à 90 ans, à la diete d'Augsbourg. 11 a laissé De origine et sedibus priscorum Francorum, Bâle, 1532, dans les Sermones convivales de Peutinger édition d'lène, et dans Divaus, édit. de Louvain, 1757; De Gallia Belgica commentariolus; Anvers, 1584; Adnotationes aliquot herbarum, dans l'Herbier d'Othon Bronsfeld, Bâle, 1540; Vita Caroli Magni per Eginhardum scripta, Cologne 1521: il est le premier édit. de cet ouv.; Carmina aliquot, quibus historia mortis Jesu in septem horas distributa est Leipsick, 1592, avec les Hymnes de George Fabricius.

NUGENT (Robert, comte de), gentilh. anglais, d'une ancienne famille du comté de Westmeath en Irlande, né en 1709, m. en 1788, élevé dans la religion catholique qu'il quitta pour avoir une place au parlement d'Angleterre en 1741, fut aussi nommé contrôleur de la chambre du prince de Galles; en 1754, commissaire du trésor; représentant de Bristol et siégea an parlement jusqu'en 1774, où il fut réélu pour Saint-Mawe; en 1766 il fut commissaire du commerce et des plantations, et créé pair sous le titre de baron de Nugent, vicomte de Clare. On a de lui: Un Recueil d'Odes et d'Epitres, impr. en 1738, dont on fait beauc. de cas; Une Ode au genre humain, impr. en 1741; Vers adressés à la reine, avec les Etrennes d'une manufacture irlandaise; l'ers en l'honneur de feu lady Towshend.

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ça se; Vocabulaire usuel des racines grecques, 1 vol. in-8°.

NUIT (mythol.), déesse des ténèbres, fille du Chaos, et femme de l'Erèbe. Elle enfanta plusieurs monstres qui assiégeaient l'entrée des enfers. Les peintres et les poètes représentent la Nuit avec des habits noirs parsemés d'étoiles, tenant à sa main un sceptre de plomb, et traînée dans un char d'ébène, par deux chevaux dont les ailes ressemblent à celles des chauve-souris.

NUMA-POMPILIUS, fut élu par le sénat romain pour succéder à Romulus, l'an 714 av. J. C. Il fallut, pour lui faire accepter le sceptre, que ses proches et ses compatriotes joignissent leurs instances à celles des ambassadeurs. Les Romains étaient naturellement féroces et indociles; il leur fallait un frein; Numa, le leur donna, en leur inspirant l'amour des lois et le respect des dieux. Il s'était répandu une opinion qu'il avait des entretiens secrets avec la nymphe Egérie : il en profita, pour faire croire au peuple qu'il ne faisait rien que par les conseils de cette nymphe. Le plus beau trait de la politique de Numa est la distribution qu'il fit des citoyens romains par arts et par métiers. Il institua des cérémonies religieuses, bâtit un temple à Vesta, choisit des vierges pour avoir soin de conserver le feu sacré, établit 8 colleges de prêtres, et ordonna le culte de Janus. Il divisa l'année en douze mois, et publia des lois très-sages et d'un grand usage. Il m. l'an 672 av. J. C., après un règne de 42 ans.

NUMENIUS, philosophe grec du 2o siècle, natif d'Apamée, ville de Syrie, snivait les opinions de Pythagore et de Platon, qu'il tâchait de concilier ensemble. Il prétendait que Platon avait tiré de Moyse ce qu'il dit de Dieu et de la création du monde. « Qu'est-ce que Pla

ton,

disait-il, sinon Moyse parlant athénien?» Il ne nous reste de Numénius que des fragmens, qui se trouvent dans Origène, Eusèbe, etc.

NUMÉRIEN (Marcus Aurelius Numerianus), empereur romain, fils de Carus, suivit son père en Orient, étant déjà César, et il lui succéda avec son frère Carin, au mois de janvier 284. Il fut tué par la perfidie d'Arrius Aper, son beau-père, au mois de sept. 285. Les affaires de l'état avaient été son unique occupation, et les sciences son seul amusement. Aper poignarda Numérien dans sa litière, qu'il fit refermer après. Il l'accompagnait comme si le prince eût été

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vivant, dans l'espérance de trouver une occasion favorable de se faire déclarer empereur; mais l'infection du cadavre trahit son crime, et il en subit sur-lechamp la peine.

les

NUNDINA (mythol.), déesse que Romains invoquaient quand ils donnaient an nom à leurs enfans: ce qu'il faisaient le ge jour après leur naissance.

NUNNEZ ou NONNIUS (Ferdinand), critique espagnol, connu aussi sous le nom de Pincianus, parce qu'il était de Pincia, près de Valladolid, introduisit le premier en Espagne le goût de l'étude de la langue grecque. Ce savant professa les belles lettres à Alcala et à Salamanque. Il m. en 1552, dans un âge fort avancé. On estime sur-tout ses Comment. sur Pline, sur Pomponius Méla et sur Sénèque.

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NUNNEZ (Ambroise), profess. de médecine en l'univ. de Salamanque, chevalier de l'ordre du Christ, né à Lisbonne vers l'an 1526, de retour dans sa

patrie, le roi de Portugal le nomma son premier médecin. Il a publié : Enarrationes in priores tres libros Aphorismorum Hippocratis, Conimbria, 1600, infol. De peste liber, ibidem', 1601, in-40; Madrid, 1648, en langue castillane,

peste.

sous le titre de Tratado universal de la Antoine Nunnez, né à Zamora, a publié à Salamanque un Commentaire in-4° sur le 1er et le 3e chapitre, de l'ouvrage de Galien, De differentiis febrium. -Jérôme Nunnez a laissé des remarques, in Galenum de venaesectione, Lisbonne, in-4°, et ensuite à Anvers sous le même format. C'est peut-être le même que Jérôme Nunnez-Ramirez, auquel on doit, De curandi ratione per sanguinis missionem, et un Traité des poids et mesures des Romains, des Grecs et des anciens Espagnols.-On a d'Alphonse Nunnez, De pulsuum essentiá, differentiis cognitione, causis et prognosticis, Salamantice, 1606.-Christophe Nunnez, prof. de médec. en l'aniv. d'Alcala-deHenarez, a donné à Madrid, en 1613, in -4°, De coctione et putredine. Emmanuel Nunnez est aut. de Libellus

de tactus organo, in quo multa adversus philosophos et medicos disseruntur, Olyssiponæ, 1557, 1558, in-8°.-François Nunnez, doct. méd. à Alcala, a publié, Del parto humano, Saragosse 1638, et Alcala, 1680, in-8°. — François Nunnez, de Oria, doct. en médecine, et célèbre dans la poésie latine, donné Regimiento y avisos de sanidad, Madrid, 1559, 1572, in-8°.

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