Œuvres de Voltaire, Volume 10

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Lefèvre, 1834 - 72 pagine
 

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Pagina 410 - Angels ken,* he views The dismal situation, waste and wild; A dungeon horrible, on all sides round, As one great furnace flamed; yet from those flames No light, but rather darkness visible...
Pagina 89 - A cet air vénérable, à cet auguste aspect, Les meurtriers surpris sont saisis de respect ; Une force inconnue a suspendu leur rage. Compagnons, leur dit-il, achevez votre ouvrage, Et de mon sang glacé souillez ces cheveux blancs Que le sort des combats respecta quarante ans ; Frappez, ne craignez rien : Coligny vous pardonne ; Ma vie est peu de chose, et je vous l'abandonne... J'eusse aimé mieux la perdre en combattant pour vous...
Pagina 59 - Londres , jadis barbare , est le centre des arts , Le magasin du Monde , et le temple de Mars. Aux murs de Westminster on voit paraître ensemble Trois 'pouvoirs étonnés du nœud qui les rassemble, Les députés du peuple, et les Grands, et le Roi, Divisés d'intérêt , réunis par la loi ; Tous trois membres sacrés de ce corps invincible , Dangereux à lui-même , à ses voisins terrible.
Pagina 60 - Divisés d'intérêt, réunis par la loi ; Tous trois, membres sacrés de ce corps invincible, Dangereux à lui-même, à ses voisins terrible. Heureux, lorsque le peuple, instruit dans son devoir, Respecte, autant qu'il doit, le souverain pouvoir ! Plus heureux, lorsqu'un roi, doux, juste et politique, Respecte, autant qu'il doit, la liberté publique ! Ah...
Pagina 232 - Et nos chagrins cruels, et nos faibles plaisirs. On voit la liberté, cette esclave si fière, Par d'invisibles nœuds en ces lieux prisonnière : Sous un joug inconnu, que rien ne peut briser, Dieu sait l'assujettir sans la tyranniser ; A ses suprêmes lois d'autant mieux attachée, Que sa chaîne à ses yeux pour jamais est cachée ; Qu'en obéissant même elle agit par son choix, Et souvent aux destins pense donner des lois. Mon cher fils...
Pagina 100 - Tout imita Paris ; la mort sans résistance Couvrit en un moment la face de la France. Quand un roi veut le crime, il est trop obéi ! Par cent mille assassins son courroux fut servi ; Et des fleuves français les eaux ensanglantées Ne portaient que des morts aux mers épouvantées.
Pagina 270 - Tel qu'échappé du sein d'un riant pâturage , Au bruit de la trompette animant son courage , Dans les champs de la Thrace un coursier orgueilleux, Indocile , inquiet , plein d'un feu belliqueux...
Pagina 93 - Je ne vous peindrai point le tumulte et les cris, Le sang de tous côtés ruisselant dans Paris ; Le fils assassiné sur le corps de son père, Le frère avec la sœur, la fille avec la mère, Les époux...
Pagina 54 - Mornay1, son confident, mais jamais son flatteur; Trop vertueux soutien du parti de l'erreur, Qui, signalant toujours son zèle et sa prudence, Servit également son Église et la France ; Censeur des courtisans, mais à la cour aimé ; Fier ennemi de Rome, et de Rome estimé.
Pagina 234 - Trop fier dans ses succès , mais ferme en ses traverses ; De vingt peuples ligués bravant seul tout l'effort , Admirable en sa vie et plus grand dans sa mort. Siècle heureux de Louis , siècle que la nature De ses plus beaux...

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