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résidus à la solution des problèmes de physique mathématique, le choc des corps élastiques, la pression des corps solides , la transformation des fonctions en intégrales doubles, et l'intégration des équations linéaires aux différences partielles, &c. Un travail de M. Poisson sur le mouvement de rotation de la terre , tend à faite disparaître la différence des solutions que l'on a données des deux problèmes de la translation et de la rotation des corps célestes. — iM. Biot a consigné dans un mémoire sur la figure de la terre , les résultats des mesures du pendule qu'il a prises en 1824 et 1825 , avec M, son fils, sur l'arc de parallèle qui s'étend de Bordeaux à Fiume en Istrie, et sur la portion australe du grand arc de méridien qui, partant des îles Shetland, traverse l'Ecosse, l'Angleterre, la France, passe sur une partie de l'Espagne, et se termine entre l'Europe et l'Afrique dans la petite île de Formentara. L'auteur, après avoir réuni ces observations à celles qu'il avoit précédemment faites sur les autres portions des mêmes arcs, soit seul, soit avec MM. Mathieu et Bouvard, cherche les rapports qu'elles indiquent entre les intensités de la pesanteur sur les divers arcs que ces expériences embrassent, et il arrive à des conséquences bien différentes de celles auxquelles on paroissoit s'être arrêté jusqu'alors. Il trouveque l'accroissement de la pesanteur, en allant de l'équateur vers le pôle, n'est pas, du moins à l'occident de l'Europe, tel que l'exigerait une figure elliptique résultant des conditions de constitution intérieure employées jusqu'à présent par la théorie. Le même académicien a lu un mémoire sur la double réfraction. — Deux mémoires de M. Fourier concernent, d'une art, les températures du globe terrestre et des espaces planétaires; de l'autre, a distinction des racines imaginaires et l'application de théorèmes d'analyse algébrique aux fonctions appelées transcendantes, et spécialement aux questions de ce genre qui appartiennent à la théorie de la chaleur. — L'un des tableaux annexés aux observations météorologiques de M. Bouvard à l'observatoire de Paris, présente pour une année moyenne, dans cette ville, cent quatrevingt-deux jours de ciel couvert, cent quatre-vingt-quatre nuageux, cent quarante-deux de pluie, cmr;unnte-qnatre dégelée, cent quatre-vingts de brouillards, douze de neige, neuf de grêle ou grésil, et quatorze di- tonnerre.

— M. Navier a entretenu l'Académie du mouvement d'un fluide élastique qui s'écoule hors d'un réservoir ou gazomètre; M. Savart, des sons produits par les vibrations d'une lame mince qu'un courant d'air a ébranlée... —

— M. Girard s'est occupé des grandes routes, des canaux de navigation et des chemins de fer, sujet qui se rattache d'une manière immédiate aux besoins de l'industrie; il a aussi communiqué à l'Académie une notice sur les étalons de l'ancienne coudée égyptienne. — On doit à M. Poinsot un mémoire sur la composition des momens en mécanique; à M. Damoiseau , des observations sur la comète périodique de six ans et ~-^, et sur celle de trois ans et \.

— Le dépôt général des cartes et plans de la marine et des colonies, que dirigent M. le contre-amiral de Rossel et M. Beautemps-Beaupré, a continué de s'enrichir des travaux de MM. les ingénieurs hydrographes. Ils ont terminé les opérations qui procureront aux navigateurs des cartes trés-détaillée» de toutes les côtes du golfe de Gascogne et de tous les ports de ces côtes. — M. Moreau de Jonnès a exposé le résultat de ses recherches sur la vie civile et' l'économie domestique des Romains au iv.* siècle de notre ère. — A la suite de l'analyse des travaux de l'Académie se trou vent qi'elques-uns des rapports qui

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lui ont été faits sur les mémoires de savans étrangers, particulièrement sur ceux de M. Francœur, relatif* aux mesures anglaises et à l'enseignement du dessin linéaire. — Au nombre des ouvrages relatifs aux sciences mathématiques imprimés en 1827 par les membres ou correspondans de l'Académie, on distingue la quatrième édition du Traité élémentaire du calcul différentiel et du calcul intégral, par M. Lacroix; l'Histoire de l'astronomie au xvm.c siècle par M. Delambre, publiée par M. Mathieu; la partie historique du Voyage de l'Uranie sous les ordres de M. le capitaine Freycinet, &c.

Partie physique. M. Moreau de Jonnès a communiqué la notice des tremblemens de terre qui ont eu lieu aux Antilles en 1827. On en a compté dix, dont il n'est résulté aucun événement fâcheux; mais celui du 30 novembre a été violent et a duré 50 secondes. C'est le plus fort et le plus long qu'on ait éprouvé aux Antilles depuis près d'un siècle. — D'utiles expériences sur la combinaison des substances gazeuses sont dues à M. Dumas, qui annonce in. découverte d'un chlorure gazeux de manganèse, correspondant à l'acide manganésiquc.—M. Polydore Boulay a reconnu que les iodures métalliques, d'après leur position relative dans l'échelle électrique, jouent les unes le rôle d'acide, les autres celui de base, et s'unissent de manière à produire des espèces de sels. Le même chimiste et M. Dumas ont étudié l'acide sulfo-vinique qui se dégage dans l'opération par laquelle on fait l'éiher : leurs expériences les ont conduits à reconnoître que l'acide sulfo-vinique est composé d'un atome d'acide hyposulfurique contre deux atomes d'huile douce du vin. — La garance a été soumise à une nouvelle analyse par MM. Colin et Robiquet, qui ont trouvé dans cette plante deux substances appelées par eux aïijarbie et purpurine. Toutes deux sont fusibles , volatiles, cristallisables par sublimation, dissolubles dans l'éther; mais la purpurine est douée à un bien plus haut degré du pouvoir tinctorial. — Trois ouvrages généraux de chimie ont été publiés par des membres ou des correspondans de l'Académie: la cinquième édition du Traité de chimie de M. Thénard , le Nouveau Système de philosophie chimique de M. Dalton, et le Traité des manipulations chimiques de M. Faraday. — Quatre des Mémoires minéralogiques présentés par M. Berthier concernant le pétro-silex rouge de Sahlberg; un minerai d'antimoine découvert en Allemagne, et dont on n'avoit pu extraire le métal; une substance jaune, tendre, onctueuse, qui se trouve en rognons dans les argiles ferrupineuses , où l'on exploite le minerai de manganèse, dit vulgairement de Périgueux. —MM Delcros et Roset ont présenté un travail sur les montagnes qui bornent au sud les étangs de Caroute et de Berreen Provence. — Les recherches géologiques de M. deBonnard, dans le département de la Côte-d'Or, ont été continuées, et se sont étendues aux départemens de la Nièvre, de Saone-et-Loire, de la Loire et du Rhône. — L'auteur anglais des Reîiquiœ diluv'<amv, M. Buckland , en visitant la caverne d'Oiselles près de Besançon, jugea que des couches de stalactites qui la tapissent dévoient recouvrir quelques dépôts d'ossemens. Des fouilles dirigées par M. Gevril, conservateur du cabinet de Besançon, ont justifié les conjectures du savant étranger. On a trouvé beaucoup de crânes et d'os de la grande espèce d'ours à font bombé, déjà reconnue dans les cavernes d'Allemagne, et qui a entièrement péri. Une autre caverne, située à Echenoz près de Vesoul, a été examinée récemment par M. Thiriat, qui y a trouvé des os d'hyène et de plusieurs herbivores. Les départemens de la Cironde et de l'Aude possèdent de pareilles excavations : MM. Marcel de Serres et Dubreil s'occupent d'en décrire une, découverte, il y a trois ou quatre ans, à Lunel-Vieii, département de l'Hérault. — On doit à M. Cordier un important Mémoire sur la température propre du globe. Les expériences du savant académicien aboutissent à montrer qu'il suffiroit de descendre à vingt et trente lieues pour rencontrer une chaleur capable de fondre toutes les laves et la plupart des roches connues. 11 faut donc croire que l'intérieur du globe conserve encore sa fluidité primitive : l'écorce solide s'épaissit à mesure du refroidissement; niais cette épaisseur n'est pas encore au-dessus de la cent vingtième partie du diamètre, et n'est d'ailleurs point par-tout égale : c'est une des causes qui font varier les diftérens climats, indépendamment de leur latitude. Il est même probable que l'écorce du globe jouit encore d'une certaine flexibilité, qui expliqueroit plusieurs phénomènes,comme les tremblemens de terrej'éiévation progressive du sol que l'on croit observer en Suéde, l'abaissement que l'on assure avoir lieu. sur d'autres côtes. — Lorsque deux liquides, de densité ou de nature chimique différente, sont séparés par une cloison mince et perméable, il s'établit au travers de cette cloison deux courans dirigés en sens inverse et inégaux en force : ces deux courans existent dans les organes creux qui composent les tissus organiques , et c'est là que M. Dutrochet les a désignés sous les noms à'endosmose pour le courant d'introduction et à'exosmose pour le courant d'expulsion : ses expériences ont jeté un grand jour sur ce double phénomène. — M, de Mirbel s'est occupé du liber des arbres et des arbrisseaux à deux cotylédons; et il a présenté à l'Académie des recherches sur la distribution géographique des végétaux phanérogames de l'ancien monde, depuis l'équa»teur jusquau pôle arctique.— M. du Petit-Thouars a fait connoitre quelques particularités de la végétation des conifères, importantes pour leur culture. — M. Turpin, qui s'est livré à tant de recherches microscopiques sur le tissu intime des végétaux, les a portées cette année sur la truffe, pour en découvrir l'organisation et le mode d'accroissement et de propagation. — Un mémoire de M. Auguste de Saint-Hilaire présente des considérations nouvelles sur les rapports qui unissent entre elles les différentes familles de plantes de la classe des poiypétales.—M. Bory de Saint-Vincent a continué ses recherches sur les êtres organisés qu'il nomme psychodiaires, et qu'il regarde comme des intermédiaires entre les plantes et les animaux. 11 a décrit et examiné, sous tous les points de vue, près de trente espèces du genre oscillaire, dont la plupart se trouvent dans les eaux stagnantes, mais dont quelques-unes ne vivent que dans les eaux thermales les plus chaudes. — On doit à M. Geoffroy Saint-Hilaire des observations sur l'oiseau qui débarrasse la gueule du crocodile des insectes qui l'incommodent. Les anciens appellent cet oiseau trochilus/c'est, selon M. Geoffroy, le petit pluvier à collier, nommé charadrius irgyptius. Le crocodile, dont M. Geoffroy s'étoit déjà occupé, a été de nouveau l'objet de ses études. 11 pense qu'une espèce de crocodile moins cruelle et plus docile que les autres portoit spécialement le nom de suchus, et recevoit en Egypte les honneurs divins. — Plusieurs chapitres d'un grand ouvrage actuellement sous presse, sur l'histoire naturelle des poissons, ont été communiqués à l'Académie par M. Cuvier, qui l'a particulièrement entretenue du poisson si célèbre chez les anciens sous le nom de scarus, et d'un poisson d'Amérique qui a été nommé tambour^, à cause du bruit très-fort et très-singulier qu'il fait entendre. — M. Frédéric Cuvier a lu un mémoire sur les épines du porc-épic, épines dont la grandeur lui a paru propre à éclairer sur la struciure et le développement des poils; ces dernières productions n'étant en quelque sorte que des épines plus grêles et plus flexibles. — M. Velpcau a présenté un mémoire sur l'œuf humain, et particulièrement sur sa membrane la plus extérieure, celle qui a reçu le nom de caduque. — Les organes de la circulation des crustacés ont été l'objet des recherches suivies et des préparations anatomiques très-soignées de la part de MM. Audouin et Milne Edwards. — M. Portai a publié son grand Traité de l'épilepsic. — M. Bréchet a porté l'attention des médecins sur une lésion particulière du cœur, dont la description avoit été omise dans les principaux traités des maladies de cet organe: il la nomme anévrisme faux consécutif du cœur. A1M. Delpech de Montpellier et Lisfranc de Paris ont fait connoître la manière dont ils ratiquent l'uue des opérations les plus étonnantes de la chirurgie, celle par aquelle on peut reproduire un nez qui a été coupé ou qui a péri par tout autre accident.

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Nous n'avons pu indiquer tous les articles compris dans le rapport de M. Cuvier, et il a fallu nous borner à des mentions fort succinctes du plus grand nombre Nous ne transcrirons que celui qui concerne la girafe. « La girafe donnée au Roi par le pacha d'Egypte, et qui se voit aujourd'hui à la ménagerie du Jardin du Roi, étant le seul individu de cette espèce qui ait été vu vivant en France, a donné lieu à plusieurs écrits concernant son histoire naturelle. M. Mongez a rassemblé les passages des auteurs anciens où il en est question, et ceux des auteurs du moyen âge qui parlent des girafes vues en Europe à diverses époques. Aristoie ne paraît pas avoir connu ce singulier animai : Ptolémée Philadelphe fut le premier qui en montra une dans la célèbre fête dont Athénée nous a conservé le détail. L'espèce a été décrite par Agatarchide et par Artémidore. César en fit paraître une à Rome dans les jeux du cirque, quarante-cinq ans avant

extraordinaires, jusqu'à dix girafes à-Ia-fois, et il en parut encore plusieurs au triomphe d'Aurélien, en 284. Il en est question ensuite dans nombre d'auteurs. Cosmas, Philostorge, Héliodore, Marcellin, Cassianus Bassus, Pachymère, en parlent plus ou moins exactement; et l'on juge, par ce que ces écrivains en disent, qu'il avoit dû en être amené plus d'une fois, soit à Alexandrie, soit à Constantinople. Depuis la conquête de l'Afrique par les Arabes, c'est presque aux princes mahométans que le privilège d'en posséder a été réservé ; et ce sont en général le» maîtres de l'Egypte qui eH ont fait des présens. Il en fut envoyé une à Tamerlan en 1404. Bernard de Breitenbach, chanoine de Mayence, en vit une au Caire en 1483 > et 'a représenta grossièrement dans son Voyage à la Terre-Sainte, imprimé en i486. Les sultans de Constantinople en ont reçu à plusieurs reprises. Gillius en vit trois dans la ménagerie du sérail au commencement du XVI.C siècle; et Thevet, son compagnon de voyage, en donne des figures dans sa Cosmographie. Il y en avoit une peu avant l'arrivée de Busbeck, en 1.5 54. Michel Baudier y en dessina une en 1622 ; et M. Andréossy a fait voir à l'Académie la gravure qui se trouve dans l'Histoire du sérail par cet auteur, imprimée en 1632: mais, dans l'Europe chrétienne, on n'en cite que trois duTransactions of the rcyal asiatic Society ofCréâtBritain and Ireland.

rant tout le moyen âge. L'empereur Frédéric II, qui entretenoit des relations assez intimes avec les princes du Levant, et qui avoit envoyé un ours blanc au soudan d'Egypte, en reçut en retour une girafe, qui a été décrite par Albert le Grand. Il en fut envoyé une autre à son fils naturel, Mainfroi, roi de Sicile. La troisième, et en même temps la dernière qui ait été vue dans la chrétienté, avant celle qui e«t maintenant à Paris, avoit éié envoyée à Laurent de Médicis, en i486, par le soudan d'Egypte : elle est peinte dans les frrsques de Poggio Caiano; et Ant. Costanzio, qui l'avoit vue a Fano, l'a décrite dans une lettre insérée dans son Recueil d'épigrammes, imprimé en !502 , et adressée à Galéas Manfredi, prince de Faenza. Les parties du corps de la girafe étoient files-mêmes irés-rares dans les cabinets. BufFon et Daubenton n'en ont jamais vu qu'un os du radius, qui étoit conservé d'ancienne date au garde-meuble de la couronne comme un os de géant. Depuis quelques années, on en possédoit des peaux au cabinet du Roi et au Muséum britannique; et le premier de ces éiablissemens en avoit un b.au squelette. Les derniers voyages en Afrique les ont rendues plus communes.... Ces différentes peaux ne se ressemblent pas entièrement pour la

grandeur et pour la distribution des taches; et l'on observe aussi quelques variétés d.ins les formes des têtes: ce qui a fait penser à M. Geoffroy Saint-Hilaire que les girafe» du Cap et celles de Nubie pourroient ne pas appartenir à la

même espèce. Deux faits nouveaux et curieux pour l'anatomie comparée, résultent de l'examen de ces pièces : le premier, c'est que les cornes de la girafe ne sont pas simplement des productions des os frontaux, mais qu'elles constituent des os particuliers, séparés d'abord par des sutures, et attachés à-la-fois sur l'os frontal et sur le pariétal; le deuxième, plus important peut-être encore, c'est que la troisième petite corne ou le tubercule qui est placé entre les yeux en avant des cornes, est elle-même un .os particulier, séparé aussi par une suture, et attaché sur la suture longitudinale qui sépare les deux os du front....»

TABLE.

( Second article de M. Abel-Rémusat. ) Pa.g. 387.

£k l'Education des sourds-muets de naissance, par M. Degérundo.

( Second art de de M. Silvestre de Sacy. ) 400.

Mémoires de l'Académie royale des sciences de l'Institut de France,

tomes I, 11, III, IV, V, VI, VU. ( Article de Ai. Chevreul. ). 414.

Voyage de la Grèce, par F. C. H. L. Pouqaeville. ( Second article

de AI. Letronne. ) 421,

Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque du Roi et autres

bibliothèques, publiés par l'Institut royal de France; tome XI.

. ( Article de M, Daunou. ) 4j 1.

Recherches anatomiques et physiologiques sur la circulation dans les

crustacés, pir AI AI. Audouin et Al Une Edwards. [Article de

AI. Tessicr. ) 437.

Nouvelles littéraires -..,.- 440.

FIN DE LA TABLE.

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