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Foo-chow-foo, Ningo et Shangbae se- la Reine, dans la rivière Jangtszeklang, ront ouverts au commerce anglais. Des en vue de Nankin, ce 29 août 1842. agents consulaires seront nommés pour y résider, et des tarifs réguliers et

Pour copie conforme : justes de droit d'importation et d'ex. H. MACOLEN, secrét. de la légation. portation (aussi bien que de transit à l'intérieur) seront établis et publiés ; (Bombay Monthly Times, do 15 oct.)

4° L'ile de Hong-kong sera cédée à perpétuité à S, M. B., et à ses héritiers et successeurs;

5° Tous les sujets de S. M. B., indi. Proclamation du gouverneur général gènes de l'Europe et des Indes, qui de l'Inde. Département secret. pourraient être en prison dans une par. tie quelconque de l'empire de la Chine seront mis en liberté sans condition.

Simla, jer octobre 1842. 6° Un acte d'amnistie compléte et entière sera publié par l'empereur ; il

Le gouvernement de l'Inde avait fait sera revêtu de sa signature manuelle et passer l'Indus à son armée pour expulde son sceau. Cette amnistie sera ac- ser de l'Afghanistan un cher qu'il croyait cordée à tous sujets chinois qui auront hostile aux intérêts britanniques et re. pris du service ou entretenu des rela- placer sur le trône un souverain ami et tions avec les Anglais, ou qui auront populaire aux yeux de ses anciens sarésidé sous le gouvernement anglais ou jets. Le chef réputé hostile fut fait prises officiers;

sonnier, et le souverain représenté 7° Les relations seront conduites comme populaire fut replacé sur son dans des termes d'égalité parfaite entre trône. Mais, après des événements qui les officiers des deux gouvernements;

avaient mis en doute sa fidélité envers 8. Lorsqu'on aura reçu l'assentiment le gouvernement qui l'avait réintégré, de l'empereur à ce traité, et après le il perdit, par la main d'un assassin, le paiement des premiers six millions, trône qu'il n'avait occupé qu'au milieu les forces de S. M. B. se retireront de d'insurrections incessantes, et sa mort Nankin et du grand canal. Le poste mi fut précédée et suivie d'une aparchie litaire de Chinghae sera également qui existe encore. évacué. Mais les îles de Chusay et de

Des désastres, qui ne peuvent être Kolongsoo seront occupées jusqu'au comparés qu'aux erreurs qui en ont été paiement des sommes stipulées, et la source et à la trahison qui les a comjusqu'à ce que les arrangements pour plétés , ont été réparés dans une courle l'ouverture des ports soient complétés. campagne, de manière à faire oublier

En publiant cette nouvelle trés-satis- tous les malheurs passés, et des vicfaisanie , le plénipotentiaire de S. M.

toires réitérées en rase campagne et la s'abstient à dessein de se prononcer reprise des villes et citadelles de Ghuzsur l'habileté, l'énergie, le dévoue- nee et de Caboul ont rétabli l'opinion ment et la valeur qui ont distingué tous

de l'invincibilité des armes de la Granles grades du plus haut au plus infime, de - Bretagne. L'armée britannique, parmi les troupes de S. M. qui ont con- maîtresse de l'Afghanistan, va se reti. tribué à ces importants et heureux ré- rer vers le Sutley. sultats. Les droits établis de la manière Le gouverneur général laissera les qui précède seront sans doute reconnus

Afghans établir un gouvernement au par les premières autorités. En atten- milieu de l'aparchie qui est la suite de dant le plénipotentiaire de S. M. B. leurs crimes. Imposer (un souverain å félicite les sujets de S. M. en Chine, un peuple récalcitrant serait chose aussi å l'occasion d'une pais qu'il espère et incompatible avec la politique qu'avec croit devoir en son temps être égaleles principes du gouvernement de la ment avantageuse aux sujets et aux in. Grande-Bretagne. Ce serait mettre les térêts de l'Angleterre et de la Chine. armes et les ressources de ce peuple à Dieu garde la reine !

la disposition du premier usurpateur,

et se charger du fardeau de soutenir un Daté à bord de la frégate à vapear souverain , sans avoir en perspective le

bénéfice de son alliance. Le gouverneur Par ordre du très-honorable gouvergénéral reconnaitra spontanément tout neur de l'Inde. gouvernement établi par les Afghans T.-H. Maddock , secrétaire du gouvereux-mêmes, qui paraitra désireux et ca.

neur général. pable de maintenir des relations bienveillantes avec les Etats voisins. Con. lent des limites que la nature semble FORMULE de 'prieres et d'actions de avoir assignées à son empire, le gou- grâces au Dieu tout-puissant, pour vernement de l'Inde consacrera tous avoir récemment sauvé miséricor. ses efforts à l'établissement et à la con

dieusement la reine, menacée par servation de la paix générale, à la pro- l'attentat atroce, traitreux, commis tection des chefs et souverains ses alliés,

contre sa personne sacrée le lundi 30 à la prospérité et au bonheur de ses

mai 1842. propres sujets fidèles. Le Penjaub et P'lodus, ainsi que les défilés des mon- Cette prière devra être dite matin et tagnes et les tribus barbares de l'Afgha- soir, dans toutes les églises et chapelles nistan, se trouveront placés entre de l'Angleterre , du pays de Galles et l'armée britannique et un ennemi ve de la ville de Berwick sur la Tweed , nant de l'occident (si toutefois un pa- le dimanche 5 juin, ou aussitôt que les reil ennemi existait), et non plus entre ministres en auront reçu communical'armée et les lieux qui l'approvision- tion. La prière sera continuée pendant neraient.

trente jours consécutifs. La dépense énorme exigée pour l'entretien d'une armée considérable

« Dieu tout-puissant et immortel, dans une fausse position militaire , à créateur et gouverneur du monde, dont une grande distance des frontières ei de la gracieuse providence a souvent préses ressources, ne paralysera plus les servé de la malice des hommes mémesures destinées à l'amélioration du chants les serviteurs de ton choix, les pays et du peuple.

souverains que tu nous a donnés pour

maîtres, nous l'offrons nos humbles et L'armée combinée de l'Angleterre cordiales actions de grâcés, pour la et de l'Iode, supérieure pour l’arme- nouvelle preuve de ta grande miséria ment, la discipline, la valeur et les corde vis-à-vis de nous, ta bonté ayant officiers qui la commandent, à toute fait avorter le dernier altentat traitreux force qui pourrait lui être opposée dans contre les jours de notre souveraine la l'Asie, restera inaitaquable sur son reine Victoria. propre sol et conservera pour toujours, Continue, nous t'en supplions, o sous la protection de la Providence, Dieu miséricordieux, de veiller sur ses en sécurité et honneur, le glorieux jours ; sois son rempart et sa défense empire qu'elle a conquis.

contre les embûches de la trahison ocLe gouverneur général n'a point à culle et les attaques de la violence oscraindre qu'on se méprende sur ses tensible ; étends ta gracieuse protection motifs lorsqu'il annonce, avec cette au prince son époux, au prince de franchise, aux Etats voisins, la polis Galles et à toute la famille royale; ditique pacifique et conservatrice du rige el fais prospérer ses conseils, guide. gouvernemenl.

Ja et soutiens-la par ton esprit saint, de L’Afghanistan et la Chine ont vu si fiante en toi, elle puisse fidèlement

telle sorte que, chaque jour plus conmultanément les forces dont il peut dis. poser et le résultat de leur action.

gouverner ton peuple confié à sa char

ge, pour le bien de ton peuple et la Sincèrement attaché à la paix à rai- gloire de ton saint nom. son des avantages qui en résultent pour = 0 Dieu , daigne nous départir , à le peuple, le gouverneur général a dé- nous et à tous ses sujets, les inspirations cidé que la paix serait maintenue, et il de la grâce pour que , sous l'influence emploiera toutes les forces dont le vive et durable de la miséricorde, nous gouvernement peut disposer pour puissions te prouver notre reconnaisréprimer l'Etat qui oserait l'enfrein- sance par notre dévouement à notre dre.

souveraine et notre obéissance respec

tueuse à tous tes commandements ; en- du revenu, prenant le soin en même tends, ô père misericordieux, nous t'en temps de ne pas la faire peser sur la supplions, et exauce nos prières; nous partie la moins riche de la population. te les offrons humblement au nom et Nous avons profité de l'excédant que par l'intercession de Jésus-Christ notre l'on peut raisonnablement attendre de saint sauveur et rédempteur. Ainsi cette taxe pour modifier largement soit-il,

notre tarif commercial en réduisant les droits d'importation payables sur les articles de consommation et sur les pro

duits bruts employés dans nos fabriques. SÉANCE ROYALE.

D'après ces modifications, nous comp.

tons sur une remise du commerce dans CLÔTURE du parlement. Discours les districts manufacturiers, et, sous les du président.

auspices de la divine providence, nous

compions sur un allégement à cette « Plaise à votre Majesté : nous, les détresse, qui s'est propagée d'une mafidèles et loyales communes du Royau. nière si virile et si formidable parmi les me-Uni, venons présenter à Voire Maclasses ouvrières, professant en même jesté notre dernier bill de subsides. temps la plus vive sympathie pour la Parmi les questions importantes dont patience exemplaire avec laquelle ces nous avons eu à nous occuper pendant classes ont enduré la privation et la dé. Ja présente session, laborieuse plus que tresse. Nous soumettons humblement de coutume, notre attention a été ap- · Votre Majesté un acle pour obtenir pelée sur une mesure ayant pout but une somme de 9,493,000 liv, au moyen d'amender les lois relatives a la ban- de bons de l'échiquier pour le service queroute, sujet au plus haut point in de l'année 1842; on a été pour appliléressant pour le commerce. Nous avons quer certaines parties des foods consoégalement adopté un acte pour donner lidés au service de l'année 1842, et un plus de valeur aux propriétés de l'E- acle pour l'emploi de subsides votes glise. Cet acte offrira de grands avan- pendant cette session. Nous venons lages pour le bien-être spirituel de la prier humblement Votre Majesté de population. Nous avons travaillé à as- daigner donner sa sanction à tous ces surer légalement une plus ample pro- actes. » tection à cette malheureuse fraction des classes les plus pauvres dégradées et démoralisées par le travail des mines, Au début de la session, Votre Majesté

ÉTATS-UNIS. a appelé notre attention sur des mesures qui se raltachent à la politique finan- LETTRE en date du 29 janvier 1842, cière et commerciale du pays. Nous adressée à M. Everett, ambassadeur avons apporté certaines modifications de l'Union prés la cour de Saintimportantes aux lois des céréales et James, par le ministre des affaires modifié la réduction des mercuriales étrangère des Etats-Unis, concer servant à régler le droit. Il en est ré- nant l'affaire de la Créole. sullé une baisse de prix pour la consommation. Les fluctuations des prix Il est impossible que le gouverne. ont également diminué, et ce qui n'é- ment britannique ne comprenne pas tait jusqu'ici qu'une spéculation sans que l'affaire de la Créole cxige hautesûreté est devenu un commerce aussi ment une réparation. La Créole , se régulier qu'avantageux. Conformément rendant d'un port des Etats Unis dans aux vaux de Votre Majesté nous avons un autre, avait à bord des marchandonné la plus grande attention aux exi. dises et des nègres appartenant à des gences financières du pays, et nous citoyens américains, et considérés avons cru devoir proposer de nouvelles comme une propriété dans les Etats taxes pour faire face aux exigences et de l'Union où l'esclavage existe. Dans maintenir ei soutenir noire crédit na- le cours du voyage, quelques dégres tional. Dans le but de pourvoir à ces attaquèrent le maitre d'équipage, le exigences, nous avons imposé une taxe chargèrent de fers, luerent un bomme

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et conduisirent la Créole à Nassau, geaient les règles du droit des gens. port appartenant à une nation amie. Nous ne comprenons pas comment on C'était assurément un devoir de prêter peut soutenir que les nègres de la main-forte au consul américain pour Créole, ayant mis le pied sur le terrirendre à la liberté le maître de la Créole toire britannique, se trouvaient par et l'équipage, faire rentrer dans le devoir cela même sous la protection de la loi les rebelles et les meurtriers, et les ren anglaise, car les nègres n'y étaient voyer dans leur pays pour être jugés point arrivés volontairement ; il n'était conformément aux lois. Voilà ce que nullement question de les importer les relations entre les deux Etats com- dans Nassau. Or, quel droit avaient mandaient de faire , car la Créole était les autorités de Nassau d'examiner engagée dans un commerce licite, et quelles étaient les personnes à bord de elle avait été conduite par force dans la Créole ? le port de Nassau.

• Si le maitre de la Créole s'était • Au lieu de cela, il paraîtrait, d'a trouvé dans l'impossibilité de mainprès le récit que des journaux ont fait lenir dans le devoir les nègres qui de l'événement, que les autorités bri- élaient à bord, la question se fût naiu. tanniques s'empressèrent de donner la rellement élevée de savoir si le maitre liberté aux nègres , et de leur fournir aurait pu s'adresser aux tribunaux an. les moyens d'échapper aux poursuites glais ou aux fonctionnaires pour oblenir du maitre et de l'équipage. Un pareil main-forte. On ne prétend pas attaprocédé ne pouvait manquer de causer quer le droit de la nation anglaise de une sensation profonde dans toute déterminer comme elle l'entend la pol'Union.

sition sociale des babitants de son ter• Je vous aurais exposé dans tous ritoire, à moins qu'il n'existe pour tel leurs détails les vues du gouvernement et tel cas spécial des traités particuliers; concernant cette affaire, en vous priant mais, je le répète, les nègres de la de les soumettre au gouvernement de Créole n'étaient point arrivés sur le S. M. Britannique; mais, lord Ashbur. territoire anglais. Ils etaient à bord d'un ton devant arriver prochainement, j'ai vaisseau américain , détourné par force préféré me réserver de traiter la ques. de son voyage, et le maître voulait le tion avec lui-même, en supposant qu'il continuer; il avait fait appel à cet effet soit muni des instructions nécessaires à aus autorités britanniques. Ainsi, les cet effet. Néanmoins je désire que vous nègres de la Créole ne peuvent être appeliez l'attention de lord Aberdeen, considérés comme s'étant mêlés aux d'une manière générale, sur l'affaire ; habitants de Nassau et comme partici. que vous lui en fassiez un récit, d'a- pant aux priviléges des sujets anglais; près les journaux qui vous ont été com- il fallait considérer la Créole comme muniqués, et que vous lui déclariez étant encore en voyage, et lui fournir nettement que, si les faits sont exacts, les moyens de le continuer. Ce qui le gouvernement de l'Union est résolu prouve que c'est ainsi qu'on doit envià exiger une indemnité.

sager l'affaire, c'est la fausse position Le 7 janvier dernier, lord Pal. dans laquelle les autorités de Nassau merston écrivait à M. Stevenson qu'à se sont mises à l'égard de leur gouver. son avis il y avait lieu d'indemniser les nement : en effet, les nègres révoltés propriétaires des nègres qui se trou- sont en prison : comment les puniravaient à bord de la Créole, et dont le t-on? Lesautoritésanglaises ne voudront droit de propriété avait été méconnu sans doute pas s'attribuer le droit de par des fonctionnaires anglais. Cetaveu les punir. Dans ce cas, elles les renest suffisant pour constater le principe verront dans l'Union; mais ce renvoi de l'indemnité, Mais nous ne saurions sera évidemment inutile, car au moacquiescer au principe posé par lord ment de leur arrivée, les témoins de Palmerston , car nous soutenons non- l'assassinat et de la révolte pourront seulement que les fonctionnaires bri- se trouver disséminés dans loutes les tanniques de Nassau ne devaient pas parties du globe, et un atteniat odieux intervenir dans cette affaire, mais demeurer imponi. qu'ils devaient de plus prêter main.forte • Dans sa note à M. Stevenson, lord au consul américain, ainsi que l'exi. Palmerston prétend que, l'esclavage

Ann. hist. pour 1842. App.

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étant aboli dans tout l'empire britan- en plus indépendantes de leurs formes nique, les sujets qui arrivent dans les diverses de gouvernement, de leur recolonies britanniques doivent être ligion et de leurs lois. Aujourd'hui, considérés comme libres, de même un étranger n'est plus comme autre. que ceux qui arriveraient dans le fois traité en ennemi; il ne devient Royaume-Uni, et que par conséquent pas esclave par cela seul qu'il pose le il ne saurait y avoir lieu à indemnité pied sur le sol étranger, et le but des pour les nègres de la Créole. La ques. nations, dans les rapports qu'elles ont tion n'est pas là ; il ne s'agit pas de entre elles, n'est pas d'imposer les savoir quelles sont les dispositions de unes aux aulres leurs formes de goula loi anglaise sur l'esclavage, mais vernement et leurs législations respecbien si, en cas de détresse, les Etats- tives. Unis ont le droit d'exiger le secours et Chaque nation a le droit de se l'assistance d'une pation amie. Si un donner telle législation et telle forme croiseur anglais capturait en temps de de gouvernement qu'elle juge à proguerre un navire américain ayant des pos, ét ses relations avec les autres nègres à bord, comme appartenant à sont soumises à des règles spéciales. l'une des puissances belligérantes, et l'ajouterai que la stricie application qu'il le conduisît dans un port anglais, du principe de la non-intervention si ultérieurement le navire était dé- peut seule donner une plus grande claré neutre, et faudrait-il pas rendre perfection à ces relations ; les nègres tels qu'ils étaient lors de la i 2° Les Etats-Unis et l'Angleterre, capture ? et pourrait-on dire qu'ils aujourd'hui les deux plus grandes nasont devenus libres par cela seul qu'ils tions commerçantes du globe, sé tousont entrés dans un port anglais ? Si, chent sur mer et sur terre par des aux termes de la législation anglaise, points innombrables. Les législations tous les noirs élaient esclaves, tandis des deux pays ont beaucoup de rapqu'ils seraient libres d'après la législa- ports de ressemblance, mais leurs fortion des Etats-Unis, croit-on que, mes de gouvernement différent essendans le cas où des noirs appartenant à tiellement ainsi que leur législation l'Union américaine se trouveraient je- sur l'esclavage; et ce dernier point tés par la tempête dans un port bri- exercera une si grande influence sur tannique, ils deviendraient esclaves les rapports des deux pays, que si le par ce seul fait.

principe de la non-intervention dans • Autre exemple : Si les Etats-Unis les affaires intérieures de l'un et de déclaraient l'opium nuisible el refu. l'autre n'est sévèrement appliqué, la saient, en conséquence, d'en recevoir, paix des deux pays et, par consécroit-on que, si un navire anglais, quent, la paix du monde entier sera ayant une cargaison à bord, arrivait constamment en danger. par suite d'un événement de force • Les Bahamas, qui appartiennent à majeure dans un port américain, les la Grande-Bretagne, touchent presque autorités locales pourraient s'emparer aux rives des Etats-Unis. Elles sont, de cet opium et le jeter à la mer? par conséquent, placées sur la route Vainement invoque-t-on des principes de ce vaste commerce qui, doublant de philantropie; à cet égard, il faut le cap des Florides, lie les cités de que chaque nation conserve la liberté l'Atlantique aux ports et rades du d'agir comme elle l'entend, sans por- golfe du Mexique et à l'entrepôt comter atteinte à ses relations commer- mercial du Mississipi. Ces mers, oi ciales avec les autres nations ou en les sont situées les Babamas, sont remplies rompart tout-à-fait. Une nation ne d'écueils et de bas-fonds ; les vents y doit pas imposer sa législation à d'au- sont impétueux et la navigation, par tres nations.

conséquent, dificile. Il arrivera done » Voici denx points sur lesquels je souvent que des pavires britanniques vous invite à appeler spécialement l'at- seront jeiés par la tempête dans les tention du gouvernement de S. M. Bahamas, et se trouveront forcés de

» 1° A mesure que la civilisation a chercher un refuge dans un port brifait des progrès, les relations des na- ' tannique. C'est pourquoi il importe tions entre elles sont devenues de plus de déterminer d'une manière nette et

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