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(6) Son elme ad or li deslaçat del chief,

Si li tolit lo blanc osberc legier,
E son blidalt li at tot detrenchiét:
Des pans li at ses granz plaies leiét;
Contre son piz puis si l'at embraciét,
Sour l’erbe verte puis l'at soef colchiét.
Molt dolcement li at Rodlanz preiét:
“E! gentilz om, car me donez congiét:
Noz compaignons que oümes tant chiers,
Or sont il mort, nes i devons laissier.
Jos vueil aler e querre ed entercier,

Dedevant vos joster ed enrengier.” (c) Dedevant sei les at faiz toz ovrir

E toz les cuers en pálie recoillir,
En blans sarcous de marbre sont enz mis;
E puis les cors des barons si ont pris,
En cuirs de cers les treis seignors ont mis :
Bien sont lavét de piment e de vin.

2. Translate(a) “Lors si encomençoit la tençons de moi et de maistre Robert de Sorbon. Quant nous avions grant piece desputé, si rendoit sa sentence, et disoit ainsi : “ Maistre Robers, je voudroie bien avoir le non de preudome, mais que je le fusse, et tous li remanans vous demourast; car preudons est si grans chose et si bone chose que neïs au nomer emplist il la bouche.”

What do you know about Robert de Sorbon ? (6) Au darien il amenerent un vilain a pié qui leur

jeta trois fois le feu grejois : l'une des fois recoilli Guillaumes de Bouon le pot de feu grejois a sa rouele; et s'il se fust pris a rien seur lui il eüst esté tous ars. Nous estions tuit couvert de pilès qui eschapoient des sergens. Or avint ainsi que je trouvai un gamboison d'estoupes a un Sarrazin : je tournai le fendu devers moi et fis escu deu gamboison, qui m'eut grant mestier.

Write a short comment. (c) Quant je m'esveillai, si m'apensai, et me sembla

qu'il plaisoit a Dieu et a lui que je le herberjasse en ma chapele; et je si ai fait, car j'i ai establi un autel a l’oneur de Dieu et de lui, la ou l'on chantera a tous jours mais en l'oneur de lui, et i a rente perpetuelment establie pour ce faire.JOINVILLE.

Write a note on herberjasse.

3. Translate

J'escris mon livre à peu d'hommes et à peu d'annees. Si c'eust esté une matiere de duree, il l'eust fallu commettre à un langage plus ferme. Selon la variation continuelle qui a suivy le nostre jusques à cette heure, qui peult esperer que sa forme presente soit en usage d'icy à cinquante ans ? il escoule touts les jours de nos mains; et, depuis que je vis, s'est alteré de moitié. Nous disons qu'il est asture parfaict: autant en dict du sien chasque siecle. Je n'ay garde de l'en tenir là, tant qu'il fuyra et s'ira difformant comme il faict. C'est aux bons et utiles escripts de le clouer à eulx; et ira son credit selon la fortune de nostre estat. Pourtant ne crains je point d'y inserer plusieurs articles privez qui consument leur usage entre les hommes qui vivent aujourd’huy, et qui touchent la particuliere science d'auscuns, qui y verront plus avant que de la commune intelligence.-MONTAIGNE.

4. Write out the substance of Panurge's praise of debt.
5. Translate-
(a) Or quand de vous se souviendra,

L'aguillon d'honneur l'espoindra
Aux armes et vertueux faict.
Et s'il en sortoit quelque effect
Digne d'une louenge entiere
Vous en seriez seule heritiere.
De vostre cueur donc vous souvienne :
Car si Dieu veult que je revienne,
Je le rendray en ce beau lieu.

Or je feis fin à mon Adieu.
(6) Mes creanciers qui de Dixains n'ont cure,
Ont leu le vostre: et sur ce leur

ay

dict:
• Sire Michel, sire Bonaventure,
La scur du Roy a pour moy faict ce dict:”
Lors eulx cuydans que fusse en grand credit,
M'ont appelé Monsieur a cry et cor:
Et m'a valu vostre escript autant qu'or :
Car promis ont, non seulement d'attendre,
Mais d'en prester (foy de marchant) encor:
Et j'ay promis, foy de Clement, d'en prendre.

-MAROT.

6. What is the place of Ronsard in French Litera

ture ?

7. Translate-
(a) Flatteuse illusion, erreur douce et grossière,

Vain effort de mon âme, impuissante lumière,
De qui le faux brillant prend droit de m'éblouir,
Que tu sais peu durer, et tôt t'évanouir !
Pareille à ces éclairs qui, dans le fort des ombres,
Poussent un jour qui fuit, et rend les nuits plus

sombres,

Tu n'as frappé mes yeux d'un moment de clarté
Que

pour les abîmer dans plus d'obscurité.
Tu charmais trop ma peine; et le ciel, qui s'en

fâche, Me vend déjà bien cher ce moment de relâche. (6) Ton ardeur criminelle à la vengeance aspire !

Ta bouche la demande, et ton cæur la respire !
Suis moins ta passion, règle mieux tes désirs,
Ne me fais plus rougir d'entendre tes soupirs:
Tes flammes désormais doivent être étouffées;
Bannis-les de ton âme, et songe à mes trophées;
Qu'ils soient dorénavant ton unique entretien.

- CORNEILLE.

8. What is the cardinal idea of Corneille's Cid?

9. Translate-
(a) Seigneur, je le vois bien, votre âme prévenue

Répand sur mes discours le venin qui la tue,
Toujours dans mes raisons cherche quelque

détour,
Et croit qu'en moi la haine est un effort d'amour,
Il faut donc m'expliquer: vous agirez ensuite.
Vous savez qu'en ces lieux mon devoir m'a

conduite;
Mon devoir m'y retient, et je n'en puir partir

Que mon père ou Pyrrhus ne m'n fasse sortir. (6) Je vais donc, puisqu'il faut que je me sacrifie,

Assurer à Pyrrhus le reste de ma vie;
Je vais, en recevant sa foi sur les autels,
L'engager à mon fils par des næuds immortels.
Mais aussitôt ma main, à moi seule funeste,
D'une infidèle vie abrégera le reste,
Et sauvant ma vertu, rendra ce que je doi
À Pyrrhus, à mon fils, à mon époux, à moi.

-RACINE.

10. Under what circumstances did Racine write

Athalie? Do you think it a masterpiece? Give
your reasons.

a

11. Translate

Joad (au lévite).
Hé bien! de cette impie a-t-on puni l'audace ?

Une Lévite.
Le fer a de sa vie expié les horreurs.
Jérusalem, longtemps en proie à ses fureurs,
De son joug odieux à la fin soulagée,
Avec joie en son sang la regarde plongée.

Joad.
Par cette fin terrible, et due à ses forfaits,
Apprenez, roi des Juifs, et n'oubliez jamais
Que les rois dans le ciel ont un juge sévère,
L'innocence un vengeur, et l'orphelin un père.

12. Write a short account of Molière's purpose in his

different plays.

a

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13. Translate, with brief notes(a)

Al. Mais ce flegme, monsieur, qui raisonnez

si bien,
Ce flegme pourra-t-il ne s'échauffer de rien ?
Et s'il faut, par hasard, qu'un ami vous trahisse,
Que, pour avoir vos biens, on dresse un artifice,
Ou qu'on tâche à semer des méchants bruits de

vous,
Verrez-vous tout cela sans vous mettre en

courroux ?
Phil. Oui, je vois ces défauts dont votre

âme murmure,
Comme vices unis à l'humaine nature;
Et mon esprit enfin n'est pas plus offensé

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