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MM. Le Comte Ferdinand De LESSEPS, membre de l'Institut, président du Comité.

A. De QUATREFAGES De BRÉAU, membre de l'Institut;

A. DAUBRÉE, membre de l'Institut, inspecteur général des mines;

Émile LEVASSEUR, membre de l'Institut;

P. FONCIN, inspecteur général de l'Instruction publique;

Le Comte FOUCHER De CAREIL, sénateur, ambassadeur de France à Vienne;

J. MEURAND, ministre plénipotentiaire;

M.-J.-H. Van LIER, consul des Pays-Bas;

Le Marquis De CROIZIER, président de la Société académique Indo-Chinoise;

Léon FEER, membre du Conseil de la Société Asiatique;

Le Docteur H. KERN, orientaliste, professeur à l'Université
de Leyde (Pays-Bas), Président de YInstitut Royal des
Indes-Néerlandaises à La Haye;

C. BUSKEN-HUET, membre correspondant de la Société des
Arts et des Sciences de Batavia, directeur de VAlgemeen
Dagblad, journal quotidien publié à Batavia;

J. DUPUIS, explorateur du Fleuve-Rouge;

E. MILLOT, second de l'expédition du Fleuve-Rouge;

A. MOULLE, ingénieur civil des Mines;

E. GIBERT, secrétaire général de la Société académique
Indo-Chinoise.

RÉDACTION ET ADMINISTRATION:

MM. Le Docteur Comte MEYNERS D'estrey, directeur-rédacteur en chef. Paris, place Saint-Michel, 6.

Charles GRÉMIAUX, secrétaire de la Rédaction;
CHALLAMEL Aîné, administrateur;
Léon GAUTIER, gérant.

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PUBLIÉES SOUS LA DIRECTION DU

Docteur Cle MEYNERS D'ESTREY

Membre de la Société d'anthropologie, de la Société Asiatique de Paris, de la Société académique
Indo-Chinoise, de la Société des Études japonaises, des Sociétés de géographie de France,
de Rome, Bordeaux, Nancy, etc.,
Membre de l'Institut royal des Indes-Néerlandaises, de la Société des Arts et des Sciences
de Batavia, de l'Association royale des Archéologues portugais,
Qrand'Croix, Commandeur et Officier de plusieurs Ordres.

AVEC LA COLLABORATION D'ORIENTALISTES FRANÇAIS & ÉTRANGERS

TOME SEPTIÈME
JUILLET 1884 — JUIN i885

PARIS

CHALLAMEL AINÉ, L I B R A I R E - É D I T E U R

Dépositaire des cartes et instructions de la Marine française
8, HUE JACOB, «

A Batavia, Chez ERNST Et C1'

Et chez Us principaux Libraires en France et d CÉtranger

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AMALES DE L'EXTRÊME ORIENT

ET DE L'AFRIQUE

LA NOUVELLE-ZÉLANDE

La Nouvelle-Zélande (1) se trouve exactement à l'antipode de l'Angleterre, à 2.000 kilomètres environ à l'Est de l'Australie. Cette contrée, une des plus riches et des plus fertiles colonies de l'Angleterre, se compose d'un groupe d'îles d'une superficie totale de 272.835 kilomètres carrés. Les trois îles principales sont: l'île du Nord (Te IkaaMani) d'une superficie de 115.866 kilomètres carrés, et dont dépendent l'île des Trois-Rois, les îles de la grande et de la petite Barrière, le groupe des îles Mercury et l'île White, volcan en activité.

L'île du Sud ou du Milieu (Te Wahi Pounamu), d'une superficie de 143.030 kilomètres carrés, dont dépendent l'île d'Urville, les îles Chetwode, dans le détroit de Cook qui sépare l'île du Nord de l'île du Sud, les îles Solander et Ruapuke, dans le détroit de Foveaux qui sépare l'île du Sud de l'île Stewart.

L'île Stewart (Rakinra) possède une superficie de 3.367 kilomètres carrés, A la colonie de la Nouvelle-Zélande appartiennent plusieurs groupes d'îles, dont les principaux sont: les îles Chatam, à 480 kilomètres à l'Est de la Nouvelle-Zélande ; les îles Auckland, à 290 kilomètres au Sud de l'île Stewart; et les îles Antipodes à 770 kilomètres également à l'Est de l'île Stewart.

La capitale de la Nouvelle-Zélande) a été transférée récemment d'Auckland à Wellington, sur les rives du détroit de Cook, dans l'île du Nord, à cause de la situation plus centrale de cette dernière ville. Auckland et

(1) U vient de paraître a Anvers, chez de Backer, un ouvrage très intéressant sur la NouvelleZélande, publié par la société royale de géographie d'Anvers et dû à M. Emile de Harven.

Wellington sont les deux ports les plus importants de toute la colonie et

offrent beaucoup de ressources au commerce maritime. Auckland est surtout une ville manufacturière. Les autres villes principales sont : NewPlymouth, Napier, dans l'île du Nord ; Blenheim, Nelson, Christchurch, Port-Lyttelon, Dunedin, Invercargill et Hokitika dans l'île du Sud.

Les côtes des îles du Nord et du Sud ont un développement de 4.800 kilomètres environ, et elles offrent de nombreux ports de refuge aux navigateurs. Un grand nombre de rivières arrosent le pays, d'ailleurs très montagneux. Les îles du Nord et du Sud sont traversées par plusieurs chaînes de montagnes, dont quelques pics sont élévés de 2.000 à 2.700 mètres, et le mont Cook, dans la chaîne des Alpes australes (île du Sud), se projette jusqu'à 4.024 mètres. Le pays est entièrement d'origine volcanique et plusieurs cratères sont encore en activité. A côté de ces volcans, se trouvent des sources d'eau chaude et même bouillante, dont nous parlerons plus loin. Ces sources alimentent plusieurs grands lacs, notamment le lac Taupo, dans l'île du Nord, d'une superficie de 520 kilomètres carrés environ, soit à peu près celle du lac de Genève ; le lac Wanakaka, d'une superficie de 200 kilomètres carrés, et le lac Wakatipu, couvrant environ 300 kilomètres carrés, tous deux dans l'île du Sud.

Le premier Européen qui révéla au monde civilisé l'existence de la Nouvelle-Zélande fut le capitaine Abel Jansen-Tasman, célèbre navigateur hollandais, qui la découvrit en 1642. Les naturels ayant tué une partie de l'équipage envoyé à terre, empêchèrent Tasman de débarquer et d'accomplir les formalités qui eussent donné à sa patrie la suzeraineté des riches contrées dont le monde lui doit la découverte. Le 8 octobre 1769, seulement, l'intrépide capitaine Cook mit pied à terre à l'orient de l'île du Nord. Quoique l'attitude agressive des indigènes l'obligeât souvent à lever l'ancre, Cook revint à trois reprises en Nouvelle-Zélande et ne la quitta, pour la dernière fois, qu'en 1777, après en avoir déterminé la forme et l'étendue. Le premier Européen qui s'y fixa, en 1814, fut le Révérend Samuel Marsden, chapelain du gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud. Cependant, ce n'est qu'en 1840 que le capitaine Hobson, au nom du gouvernement anglais, prit officiellement possession de la Nouvelle-Zélande, et ce n'est qu'à dater de cette époque que des colons commencèrent à venir s'y établirGrâce à sa supériorité sur presque tout autre pays au point de vue de l'agriculture et de l'élevage des bestiaux, grâce à ses richesses minérales et forestières, vraiment extraordinaires, cette colonie s'est développée avec une rapidité étonnante. La population de ce pays, qui augmente chaque année de 7,4 0/0, était en 1882 de 489.933 habitants, sans compter les abori

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